Saviez-vous que le run de Jim Lee sur Batman pour l’arc “Hush” qui, bien que Superman y fasse un cameo, n’est techniquement pas un crossover, fut dans le top ten des charts de mainstream comics ?

Si vous n’avez absolument rien compris dans cette phrase, cette page va très vite devenir votre bible !
Cocorico pour notre lexique, le dico comique des comics !


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A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z

A COMME...
   

Amérique :
L’Amérique, Jo Dassin voulait l'avoir, et il l'a eue.
A
ussi appelée USA, c'est l’endroit où vivent et se reproduisent les Américains.
Les Américains ont des MacDonald’s, Mickey, et des présidents rigolos aux Guignols.
Ils ont aussi des comic-books, et c’est précisément ce qui nous intéresse ici.
  

Arc :
ou aussi "story-arc".
Un arc est une suite d'épisodes formant une histoire complète (ou à défaut un tout) au sein d'une même série.
  

B COMME...
   

Batman :
Créé par Bob Kane et Bill Finger en 1939, Batman (ou LE Batman pour les puristes) est aujourd'hui une des dix figures iconiques les plus connues dans le monde entre Mickey, Super Mario, le portrait du Che ou son compère Superman, et ce toutes cultures ou classes sociales confondues. Il mérite donc largement sa place dans ce lexique, pour la portée qu'il a su prendre au fil du temps au delà de son unique statut de personnage de BD.
  

Bédéphile :
Amateur (et souvent passionné) de bande dessinée.
Le bédéphile est une créature étrange, que l'on croise souvent dans les librairies et autres comic-shops. Il est reconnaissable au fait qu'il a toujours une BD ouverte en main, et la tête penchée dedans. Quand on lui parle, il répond d'une espèce de grognement incompréhensible. Sauf quand on lui parle de BD, alors il devient impossible de l'arrêter. La plupart des bédéphiles sont donc à classer dans la catégories des geeks.
  

Bulle :
Ou ballon, ou phylactère.
Il s'agit tout simplement de l'espace dessinée qui contient les paroles des personnages de BD.
  

C COMME...
   

Cameo :
Tout comme dans un film ou une série TV, un cameo est l'apparition exceptionnelle et brève, parfois utile à l'histoire ou en simple clin d'oeil, d'un personnage extérieur à la série en cours. L'équivalent d'une "guest star", en quelque sorte.

Case :
Ou vignette.
C'est l'unité de base de la bande dessinée. Il s'agit d'un espace encadré (souvent isolé par du blanc) contenant un dessin et généralement aussi du texte.

Comic-book :
On appelle comic-books les fascicules de BD publiés au USA le plus souvent dans un format batard, entre le manga et le magazine, et qui à l'origine était des réimpressions de comic-strips.
Par extension, et de même que pour le manga, le terme désignant l'objet s'applique aujourd'hui à la bande-dessinée américaine et anglo-saxonne en général.
On parle aussi de comics, tout court.
  

Comics Code :
ou Comics Code Authority.
Le CCA était une sorte de comité de censure créé en réaction à la chasse aux sorcières dont fut victime le comic-book dans les années 50, accusé de "pervertir la jeunesse et de faire d'innocents enfants de futurs assassins psychopathes" (pour rappel, le Mac Carthysme n'était pas loin).
Mi auto-censure de la part des éditeurs et mi-censure tout court de la part des tenants de la "bonne morale", tout comic-book devait bénéficier du sceau d'approbation du comics code pour être autorisé à la vente.
Le résultat fut une prériode noire pour le genre, où les éditeurs et auteurs n'osèrent plus prendre de risque, et se cantonnèrent à produire du "Batman, Robin, et Batdog attaqués par des fourmis pendant un pique-nique".
Avec les années, qui se comptent tout de même en décennie, le comics code a perdu de son impact et aujourd'hui rares sont les séries qui l'arborent encore, laissant de nouveau la place à des productions plus complexes et adultes.
 

   
Comic-strip
:

Les comic-strips désignent les bandes-dessinées qui paraissent dans les journaux.
Certains, comme Peanuts (Snoopy), Garfield, ou Liberty Meadows, bénéficient de renommées internationales.
Les "strips" sont en quelques sortes les ancêtres des comic-books, qui étaient à l'origine (début 1930) des réimpressions de ces derniers en fascicules bon marché.

Cover-artist :
Dessinateurs se spécialisant essentiellement dans les couvertures de comics sans en réaliser l'intérieur. Certains cover-artist comme Alex Ross, Brian Bolland, Dave Mac Kean ou Adam Hugues sont tellement réputés que leur seul nom est gage de vente.
  

Crayonné :
L'état d'une planche avant encrage.
En effet, (très) rares sont les dessinateurs qui finalisent directement leur planches, la plupart travaillent d'abord au crayon jusqu'à obtenir le résultat voulu, et seulement après terminent en finalisant à l'encre de chine. On précisera que dans l'industrie des comics, ils s'agit de deux métiers différents qui peuvent donc être assurés par deux personnes distinctes, le "crayonneur" (penciller) et l'encreur (inker).

Creator owned :
Se dit d'une série dont l'auteur (et non l'éditeur) possède les droits et les personnages.
En effet, en général dans l'industrie des comics, les scénaristes et dessinateurs sont sous contrats avec les éditeurs à qui ils vendent la propriété de leurs concepts. Ainsi, Spiderman appartient à Marvel Comics, et non à Stan Lee qui l'a pourtant imaginé. Ce fonctionnement a été ces dernières années beaucoup critiqué et remis en cause, et de nombreux créateurs établis souhaitent aujourd'hui rester propriétaires de leurs séries.
  

Crossover :
On parle de crossover quand les héros ou personnages de 2 ou plusieurs séries différentes (voire d'éditeurs différents) se rencontrent au sein d'une même histoire commune, le plus souvent à titre exceptionnel. Ainsi, le numéro spécial de "Spiderman vs Batman" dans les années 70 fut le premier crossover intercompagnies. Hélas, le crossover tourne bien souvent à la pure opération marketing : dans le genre, on fera difficilement pire que le cultissime... "Archie meets the Punisher" !!!


D COMME...
   

DC Comics :
On doit quand même à cette maison d'édition la création de Superman et Batman, à une époque où tout était encore à faire. Quand on voit la longévité de leurs principales licenses, on ne peut que s'incliner.

E COMME...
   

Et alors ?
Ceci est une pensée pour toi, ami internaute qui lisait Strange pendant ta jeunesse, martyrisé par ta famille et tes camarades "intelligents", qui se moquaient de toi parce tu lisais des BD "abrutissantes et idiotes".
Le résultat c'est que 30 ans plus tard, Spiderman détient des records au box-office mondial, les X-Men font l'objet de thèses universitaires et les premiers Strange valent plus chers que tous les Titeuf réunis.
Ami internaute, tu lisais Strange et bien qu'un peu honteux, tu as résisté aux assauts répétés des bien-pensants.
Et alors ?
Alors aujourd'hui tu peux être fier et envoyer chier tous ceux qui te raillaient et te supplient maintenant de leur prêter tes comics.
Tu étais un précurseur.
Tu étais celui qui avait raison.

F COMME...
   

Fanzine :
Publication réalisée bénévolement par des amateurs.
La plupart du temps, les fanzines servent à informer sur la bande dessinée, et aident à la publication d'auteurs débutants. Par exemple, "Mad Movies" était à l'origine un fanzine !
En France, le fanzine consacré aux comics le plus connu est "Scarce".

Fantastic Four :
Connus en France sous le nom des 4 Fantastiques.
Cette série créée en 62 par Stan Lee et Jack Kirby marque les débuts du comic-book moderne et l'essor de Marvel. C'est la première fois dans un comic-book de super-héros que les personnages sont dotés de vrais caractères, vie privées, et même comme c'est le cas ici, de relations familiales qui se révéleront aussi importantes dans la dramaturgie de la série que le côté aventure/action.
Si les débuts demeurent assez naifs (cela reste les 60's), les "FF" ont ouvert la voie pour les personnages bénéficiant d'une réelle épaisseur psychologique au delà de leurs exploits surhumains.

Fill-in :
On parle de fill-in quand un artiste en remplace temporairement un autre sur une série, permettant à cette dernière de continuer sa parution dans les temps. De nombreux dessinateurs célébres ont commencé en faisant des fill-ins, qui sont une très bonne école pour se faire la main et laisse à l'éditeur l'occasion d'évaluer le potentiel d'un artiste sans grand risque.

G COMME...
   

Golden Age :
Période considérée comme "l'Age d'Or" du comic-book, allant de la naissance de Superman en 1938 jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1945. C'est l'époque où tout fut inventé et où le comic-book devint un genre (et une industrie) à part entière.

Graphic novel :
La traduction littérale de ce terme est "roman graphique", qui est d'ailleurs aussi utilisé de nos jours dans la BD franco-belge. Un graphic novel serait donc l'équivalent de nos albums, un comic-book "de luxe" qui se veut généralement plus ambitieux que la moyenne.
On retiendra l'exemple frappant de Maus d'Art spiegelman, qui fut ainsi le premier "comic-book" à recevoir un prix littéraire.  

H COMME...
   

Hugh Jackman :
Wolverine existe en vrai : avant il était au choix clodo, Robinson Crusoé, ou Alan Moore (cf photo), puis il a joué dans "X-Men" au cinéma, et il a trouvé sa voie.
Merci Hugh Jackman.
  


I COMME...
   

Image Comics :
Parce que jamais un éditeur n'avait fait coulé autant d'encre ni déclenché de telles critiques.
Mais aussi parce que jamais un éditeur n'avait osé faire volte-face à la machine de guerre Marvel, et prendre cette dernière à son propre piège.


J COMME...
   

Jack Kirby :
Chez Marvel, l'homme qui a créé tous les personnages phares est Stan "the Man" Lee.
Mais Jack "the King" Kirby est celui qui leurs a donné un visage et un corps, et qui a révolutionné le monde de la bande-dessinée américaine par la puissance de son trait et le dynamisme de sa narration.
Aujourd'hui encore, plus de 45 ans après, pas un dessinateur américain voire européen n'omet de citer Kirby comme l'homme qui a eu le plus d'influence sur tous ceux qui l'ont suivi.


K COMME...
   

Kulte :
Ou plutôt comme "culte" (bon, j'avoue, j'ai un peu triché !).
Comme bien souvent aux States, où la demi-mesure n'existe pas, les afficionados de comics sont la plupart du temps de véritables furieux, en général sympathiques, certe, mais capables de reconnaitre, dater, et évaluer un comic-book dans le noir rien qu'en le sentant.
Et oui, il n'y a pas que les otakus japonais qui ont l'apanage de la passion, les mordus de comics aussi.
Culte, vous avez dit ?
Ils ont inventé le mot !


L COMME...
   

Liefeld (Rob):
"Scénariste" et "dessinateur" de comic-books.
Ce type, qui a quand même réussi à devenir une star chez Marvel et à co-fonder Image Comics, a pondu plus de merdes dans sa "carrière" que les chiens parisiens sur les trottoirs depuis que la ville existe.
Rob Liefeld a "redéfini" les standards esthétiques et qualitatifs du comic-book, faisant du genre une bouillie infâme et pitoyable de façon encore plus efficace que le Comics Code en son temps.
Heureusement, après quelques années les lecteurs ont compris que cette "star" n'était en fait qu'un tâcheron, et il est retombé plus ou moins dans l'oubli.
Je m'estime assez tolérant et ouvert, mais quand même, bien fait pour lui !
  

Limited Series :
Voir "mini-série".


M COMME...
   

Mainstream :
Les mainstream comics désignent les séries qui s'adressent à un public large et visent à attirer un maximum de lecteur. Les plus gros éditeurs "mainstream" étant bien sûr Marvel, DC et image. On pourrait facilement les opposer aux comics "d'auteurs" plus exigeants, mais grande accessibilité ne signifie pas pour autant absence de contenu.
Ainsi depuis 40 ans les X-Men restent parmi les plus grosses ventes de comics mainstream, tout en alliant fond et forme de qualité.

Mature Readers :
"Lecteurs matures".
L'élargissement du public des comics a vu l'émergence de séries plus sombres, plus adultes, et dont le contenu n'est plus uniquement réservé aux enfants ou ados. Ces comics portent souvent la mention "suggested for mature readers" comme avertissement à l'attention du lecteur potentiel ou de parents acheteurs.
Il ne faut pas en conclure pour autant que ces séries se caractérisent pas des abus systématiques de violence ou de sexe, mais elles traitent souvent de thèmes nécessitant une certaine culture et/ou maturité, donc. Ainsi la série au succés international "Sandman" de Neil Gaiman, est un titre emblématique de par sa portée philosophique et littéraire.
  

Mini-série :
ou "limited series", ou "série-limitée".
Comme son nom l'indique, il s'agit de séries au nombre d'épisodes prédeterminés, allant souvent de 4 à 12 numéros (on même plus, on parle alors de "maxi-séries". Les mini-séries mettent parfois en scènes des personnages inédits, ou présentent des histoires "hors-continuité" de personnages ayant également leur propre série régulière.


N COMME...
   

Nerd :
Equivalent américain des otakus japonais.
De façon générale, le nerd est un passionné qui se laisse dévorer par cette passion, qu'elle soit pour les comics, la fantasy ou l'informatique, jusqu'à en sacrifier sa vie sociale et son budget. Il peut vite devenir aveuglé jusqu'à l'intolérance. Mais aujourd'hui la plupart des nerds assument très bien leur "folie", et sont plus ouverts aux autres : ils deviennent donc des geeks, plus sympas, bien qu'aimant à l'occasion se déguiser en Spock et parler Klingon à une convention "Star Trek".
Le nerd/geek le plus cool que la Terre ait porté est Sheldon de "The Big Bang Theory".

Nouvelle Star :
Aux USA, le comic-book est une industrie, au même titre que le cinéma.
La production mensuelle est conséquente et se chiffre en centaines de titres, et la concurrence est rude entre les séries "installées", laissant peu de place aux nouveautés.
Pourtant celles-ci sont nombreuses, et toujours sortent de nouveaux titres espérant faire de l'ombre aux grosses productions. Et si pour un comic de qualité sortent 10 merdes sans nom, il n'empèche que toujours de nouvelles perles surgissent ici et là, laissant le lecteur confiant en l'avenir du comic-book.


O COMME...
   

One-shot :
Histoire en un épisode, publié le plus souvent à part de la continuité régulière.
On pourrait dire qu'un one-shot est un comic-book qui se suffit à lui-même ("one shot" voulant dire "un coup"), à ne pas confondre avec le "stand-alone" (histoire en un seul épisode, mais intégrée dans la numérotation régulière d'une série).

Onomatopée :
Equivalent du son ou du bruit en bande dessinée, souvent travaillé de façon graphique et directement intégré au dessin. "Boum !!!", "Paf !" et "Pan ! Pan ! Pan !" sont des onomatopées. "J'aime le clapotis de l'eau et le chant des oiseaux", non.

Ongoing :
Le terme désigne les séries régulières et à la base non limitées dans le temps, contrairement aux mini ou maxi-séries. Les ongoing series restent bien sûr tributaires des ventes, et peuvent s'arrêter (parfois même brutalement) si celles-ci ne suivent pas. Mais à l'inverse, il arrive qu'une mini-série à grand succés soit prolongée en ongoing.


P COMME...
   

Planche :
Une planche est tout simplement une page de bande dessinée.
La planche originale est la feuille unique sur laquelle le dessinateur à travaillé, avant que celle-ci soit dupliquée en impression. Le marché de l'art (et donc de la planche originale) est très développé dans le monde des comics.

Prestige formats :
Les Prestige formats désignent les comics édités dans une forme plus luxueuse (papier glacé, couverture à dos carré, pagination plus importante, absence de pubs...) mais sans avoir le statut de graphic-novel, réservé à "l'élite" du comic-book.
"Batman : The dark Knight returns" n°1 est considéré comme le premier prestige format moderne.

Pulps :
Vieux magazines américains imprimés sur du papier bon marché et souvent de mauvaise qualité, publiant des romans populaires (comme le Shadow ou Tarzan).
Les pulps ont été une grande source d'inspiration pour les auteurs de comics, qui se revendiquèrent comme héritiers directs des écrivains de pulps. Les pulps ont encore un effet de culte nostalgique, pour rappel un certain Quentin Tarentino a même réalisé "Pulp Fiction" qui se voulait un hommage filmique à ce sous-genre littéraire.
D'où l'expression "c'est dans les vieux pulps qu'on fait les meilleures soupes".


Q COMME...
   

Qualité :
Comme dans tout domaine artistique, le comic-book n'est pas constitué que de chef-d'oeuvres immortels, et même, sa production courante vise en général au plaisir instantané sans forcément chercher à aller plus loin.
Cela n'est pas synonyme de médiocrité pour autant, et tout comme certains "popcorn movies", de nombreux comics savent allier fun et qualité, parfois même avec une certaine virtuosité.
Il faut prendre le comic-book pour ce qu'il est, et garder en tête que sa mission première est de divertir.
Et c'est déjà beaucoup.


R COMME...
   

Relaunch :
Le relaunch (relancement) est une stratégie éditoriale visant donc à relancer une série à partir du numéro 1, souvent soit pour rebooster les ventes, ou pour cause de changement radical dans l'approche de la série. Il arrive même qu'un relaunch ait lieu pour "aplanir" et faire table rase de problèmes de continuité.

Run :
Un run est une période dans une série occupée par une équipe créative précise.
On parlera par exemple du "run" de Chris Claremont et John Byrne sur les numéros X à Y de Uncanny X-Men.


S COMME...
   

Siegel et Shuster :
Jerry et Joe, de leur prénoms.
Jerry Siegel et Joe Shuster sont les créateurs de Superman.
Ils ont donné naissance à un genre, à une icone, et une véritable mythologie moderne (et n'ont hélas été que très tard reconnus par leur éditeur pour ça).
Respect total et éternel.

Sidekick :
Un sidekick est un jeune équipier d'un autre superhéros plus connu.
Le sidekick le plus célèbre reste Robin, compagnon d'armes de Batman. Les sidekick ont parfois été décriés comme étant des encouragements à l'homosexualité voire même à la pédophilie.
Toute proportion gardée, à l'époque les sidekicks servaient surtout à l'identification du jeune lecteur qui se sentait plus proche d'un Robin que d'un Batman, et cette stratégie permettaient de booster les ventes auprès du jeune lectorat. Ainsi, Spiderman qui était déjà un ado à la base, n'a jamais eu de sidekick dont le rôle aurait été redondant.

Silver Age :
Le Silver Age (Age d'Argent) est en tout logique la suite du GoldenAge.
Son début et sa fin sont plus flous, on estime que le Silver Age aurait commencé avec la relance de Flash chez DC Comics, qu'il aurait fait place au Modern Age fin 60's, début 70's. Mais cela prête encore aujourd'hui à débat.
Toujours est-il que paradoxalement, le Silver Age fut marqué par une période de prospérité et "d'insouciance" du comic-book, puis par l'arrivée du terrible et castrateur Comics Code.

Spin-off :
On parle de "spin-off" lorsqu'une série est en fait un dérivé direct d'une autre déjà existante.
Par exemple dans le monde télévisuel, "Angel" est un spin-off de "Buffy", le héros étant un personnage secondaire de la série-mère ayant obtenu sa propre émission.
Le principe est exactement le même pour les comics, et ainsi "Elektra" est un spin-off de "Daredevil" (au cinéma aussi d'ailleurs, mais avec moins de bonheur).

Stan Lee :
Stan "the Man" Lee.
Une légende vivante du monde du comic-book, celui qui permit à Marvel de mériter son appellation de "Maison des Idées". Spiderman, les X-Men, les Fantastic Four, Hulk, Daredevil, Iron Man, personne n'a imaginé plus de personnages marquants que Stan Lee.

Storytelling :
Ce terme englobe tous les procédés de narration et de mise en scène utilisés dans une série. Autant dire que dans un média visuel comme la bande-dessinée, le storytelling est une notion primordiale.
  

Strip :
On parle de strip quand une jolie bimbo se déshabille en rythme sur un morceau de Joe Cocker.
Mais aussi, et c'est le cas qui nous intéresse ici, pour dénommer une bande horizontale composée d'une ou plusieurs cases de BD. Le strip peut être autonome (cf "comic-strip") ou un "étage" au sein d'une planche complète.

Super-héros :
L
e comic-book reste encore de nos jours marqué par le genre super-héros, qui naquit véritablement en 1938 avec la première apparition de Superman, devenu depuis un véritable symbole au delà-même des frontières américaines.
Il est simple de critiquer ce genre en l'accusant d'être infantile, voire débilisant, alors qu'il est une résultante directe de l'évolution sociale et culturelle américaine.
Il ne faut pas oublier en effet que l'Amérique est une nation "jeune", de même que ses racines historiques.
L'émergence des super-héros, leur portée immédiate et très forte, sont tout simplement une façon qu'a eu le peuple américain de se "fabriquer" sa propre mythologie par la création de surhommes modernes, de même que la violence si souvent reprochée aux mangas est en fait un exutoire inconscient pour un pays toujours traumatisé par l'horreur atomique qui, n'osant pas hurler sa douleur, la couche sur papier.
Pourquoi ce rapprochement ?
Parce qu'il est toujours facile pour un crétin de juger un livre sur sa couverture (c'est le cas de le dire).
Mais la personne un tant soit peu ouverte d'esprit fera, elle, l'effort d'essayer de comprendre, en n'oubliant pas que la culture est toujours le reflet de la société dont elle est issue.


T COMME...
   

Tie-in :
Un tie-in est une série, un épisode ou même un simple événement étant en relation avec les événements se produisant dans une autre série. Ainsi, lors de "House of M", Hulk eut quelques épisodes "tie-in" à cette histoire, en subissant les effets sans en être partie prenante, ni même en rencontrer les acteurs principaux. On ne confondra pas à ce titre un tie-in et un crossover.
Il arrive couramment aujourd'hui que des tie-ins aient lieu d'un média à un autre (un comic-book spécial qui s'insère dans la chronologie d'un film, par exemple).

Trade paperback :
Un tradepaperback (ou TPB) est un recueil en un volume unique de plusieurs comic-books.
Il s'agit la plupart du temps de la réédition d'épisodes ou d'un arc à succés.
On ne les confondra pas avec les Prestige Formats ou encore les Graphic Novels, qui eux proposent du matériel inédit.


U COMME...
   

Universe(s) :
On nomme tout simplement ainsi les univers cohérents créés généralement par les maisons d'éditions pour abriter leurs divers personnages, qui "cohabitent" au sein d'un même environnement fictionnel.
On parlera ainsi du Marvel Universe, du DC Universe, etc...


V COMME...
   

Voulez-vous coucher avec moi ?
Il faut reconnaitre que si le comic-book a gagné en maturité avec les années, il est toujours un peu frileux (en pré-adolescence pourrait-on dire) en ce qui concerne un point précis : le sexe.
Attention, il ne s'agit pas ici de réclamer des scènes graphiques de partouzes chez les X-Men, il s'agit plus de la sexualité comme composante à part entière des relations entre personnages.
Combien d'années a-t-il fallu attendre pour que Marvel ose enfin montrer Peter Parker et Mary-Jane (mariés, tout de même !) dans le même lit ? Pour que l'homosexualité latente chez nombre de super-héros soit explicitée par le Midnighter et Apollo dans Authority ? Pour oser aborder le thème de l'enfance abusée alors que le médias dispose d'un pouvoir informatif énorme ? (respect au fantastique "Tale of one bad Rat")
Bien que sur la bonne voie, il reste du chemin à faire...
Et puis trève d'hypocrisie, à quand les scènes de partouzes entre X-Men ?


W COMME...
   

Watchmen :
Pierre angulaire dans l'édifice du comic-book, Watchmen, d'Alan Moore et Dave Gibbons, fut lors de sa parution en 1986 l'élément décisif qui fit reconnaitre le genre par les médias comme un moyen d'expression à part entière, bref un art.
Ce travail avait déjà été entamé par le Dark Knight Returns de Frank Miller, mais avec Watchmen, un autre pas fut franchi : c'est la première fois qu'un comic fut autant encensé (ou critiqué) pour ses qualités LITTERAIRES.
Le comic-book venait de passer du stade de bd un peu idiote pour ados à genre de littérature à part entière.
  


X COMME...
   

X-Men :
Titre culte entre tous, les X-Men furent créés par Stan Lee dans les années 60, quand planait le doute sur la menace du nucléaire. Ainsi ses personnages étaient des "mutants", dont les pouvoirs issus de tares génétiques se manifestaient à l'adolescence et étaient souvent plus des malédictions que des bienfaits.
Relancés dans les années 80, les X-Men devinrent le titre phare de Marvel, et ils symbolisaient le droit à la reconnaissance et à la différence des minorités.
Sous des airs de pur entertainment, les X-Men étaient et restent en fait l'un des comic-books les plus engagés.
Et à ce titre, la série à bien mérité sa place d'oeuvre culte.


Y COMME...
   

Yes Sir !
Tout n'est pas rose au pays des comics, et comme partout, certains excés sont à constater.
Notamment l'utilisation politique et propagandiste du média.
Tout comme le cinéma hollywoodien, le comic-book a en général tendance à présenter les Américains comme le centre et les gardiens du monde.
S'il est compréhensible que durant la seconde Guerre Mondiale, Captain America combattait Hitler et servait d'exemple aux jeunes soldats américains, il est bien plus douteux de voir que dans les comics post 11 septembre 2001, la France fut très souvent "attaquée" pour sa politique de défiance vis-à-vis des States (on se rappellera du "scandale" Ultimates n°12).
Mais l'Amérique étant la terre de toutes les contradictions, on remarquera aussi à quel point certains comics peuvent être critiques envers leurs propres dirigeants et système.
Pour rappel, le Dark Knight Returns de Miller n'était ni plus ni moins qu'un démontage en règle de la politique reagannienne de l'époque, à peine masqué sous le prétexte d'une aventure de Batman.
Comme on dit, rien n'est noir ou blanc, tout est gris...


Z COMME...
   

Zorro :
Allez, mais non, quoi, je rigole !...

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